Les fortunes en cryptomonnaies résistent en 2026 malgré le recul du Bitcoin par rapport à ses sommets historiques
LONDRES, 08 sept. 2026 (GLOBE NEWSWIRE) -- On dénombre actuellement 135 694 millionnaires en cryptomonnaies dans le monde, détenant chacun au moins 1 million de dollars américains en actifs numériques, dont 92 272 sont des millionnaires en Bitcoin, selon le Crypto Wealth Report 2026 publié aujourd’hui par Henley & Partners, cabinet international spécialisé dans le conseil en matière de résidence et de citoyenneté. Le marché mondial des cryptomonnaies représente désormais 2 600 milliards de dollars américains, dont 1 600 milliards sont détenus en Bitcoin (au 31 août 2026). Le Bitcoin s’échange actuellement à environ 38 % en dessous de son pic d’octobre 2025, après s’être redressé par rapport au creux enregistré en milieu d’année, lorsqu’il avait perdu plus de la moitié de sa valeur. Il s’agit du repli le moins marqué de ses grands « hivers crypto » : les baisses qui ont suivi les sommets de 2011, 2013, 2017 et 2021 avaient chacune entraîné une chute de plus de 75 % de son cours.
Plus haut dans la pyramide des fortunes en cryptomonnaies, on compte 290 centimillionnaires détenant au moins 100 millions de dollars d’actifs numériques, dont 151 exclusivement en Bitcoin, tandis qu’au sommet de la pyramide figurent 23 milliardaires en cryptomonnaies, dont 9 ont constitué leur fortune en Bitcoin. Quelque 742 millions de personnes détiennent désormais des actifs numériques, dont 371 millions possèdent du Bitcoin, ce qui démontre que la détention de cryptomonnaies a continué de se généraliser malgré le recul du marché.
Dominic Volek, responsable Groupe de la clientèle privée chez Henley & Partners, affirme que la portabilité de la richesse numérique rend la planification de la résidence et de la citoyenneté de plus en plus pertinente pour les investisseurs en cryptomonnaies. « Les cryptomonnaies ignorent peut-être les frontières, mais ce n’est pas le cas des familles qui les détiennent. Ces dernières continuent de vivre, de payer des impôts, de scolariser leurs enfants et d’évoluer au sein de cadres juridiques et réglementaires nationaux. Les cryptomonnaies bouleversent l’équation traditionnelle : l’actif peut désormais se passer d’une juridiction, mais son détenteur, lui, en a toujours besoin. »
Guenther Dobrauz-Saldapenna, associé gérant de Henley & Partners Switzerland, estime que les actifs numériques ont profondément transformé le rapport entre patrimoine et territoire. « Les patrimoines traditionnels franchissent souvent les frontières lentement, par le biais d’intermédiaires, ou ne les franchissent pas du tout. » Un actif numérique détenu en propre peut suivre son détenteur presque instantanément d’un pays à l’autre. Cela rend d’autant plus déterminant le choix, pour chaque détenteur, de son lieu de résidence, de sa citoyenneté et de son environnement réglementaire. »
La détention d’actifs s’élargit malgré le ralentissement du marché
La détention d’actifs numériques varie fortement selon l’âge. La génération actuelle est la première à constituer des fortunes importantes grâce à un actif qui n’a jamais été rattaché à un pays spécifique.
Jack Bernstein, responsable du groupe de fiscalité internationale chez Aird & Berlis, souligne que les priorités de cette jeune génération évoluent également : « La première génération de créateurs de richesse dans l’univers des cryptomonnaies est confrontée à des défis très différents de ceux que connaissent les entreprises familiales traditionnelles. Pour de nombreux jeunes entrepreneurs, l’objectif n’est plus tant de constituer un patrimoine que de le préserver. »
Le rapport examine ce que ces nouvelles infrastructures ont changé, mais également ce qu’elles ont laissé inchangé. Jean-Marie Mognetti, cofondateur et PDG de CoinShares, déclare que « la question cruciale pour les gestionnaires de patrimoine n’est plus simplement de savoir quel token acheter, ni même quelle part d’actifs numériques un client devrait détenir, mais de comprendre les différentes manières dont cette allocation peut générer du rendement. »
Les stablecoins modifient également la manière dont les patrimoines numériques peuvent circuler entre les différentes places financières. Guneet Kaur, chercheuse indépendante spécialisée dans les technologies financières et l’IA, souligne que « des liquidités en dollars peuvent désormais circuler en quelques minutes entre un dépositaire situé à Dubaï, un family office basé à Singapour et un compte bancaire en Europe, au lieu de prendre plusieurs jours, sans même transiter par une banque correspondante américaine. »
Comparaison des pays favorables aux cryptomonnaies
L’Indice Henley d’adoption des cryptomonnaies 2026, un outil exclusif mis à jour chaque année dans le cadre du Crypto Wealth Report, compare 36 pays qui proposent des programmes de résidence et de citoyenneté, en évaluant leur capacité à accueillir, encadrer et réglementer les cryptomonnaies et la blockchain. Cet indice, qui s’appuie sur plus de 900 points de données, offre une analyse comparative des environnements réglementaires et fiscaux ainsi que des infrastructures, de l’innovation et du niveau d’adoption dont peuvent bénéficier les investisseurs internationaux en actifs numériques.
Singapour arrive ainsi en tête de l’indice pour la quatrième année consécutive, avec le meilleur score global en matière d’innovation et de technologie. Les Émirats arabes unis se hissent à la 2e place (contre la 5e place l’an dernier), avec la note maximale de 10 sur 10 pour leur fiscalité avantageuse et l’absence d’impôt sur les opérations de trading, le staking ou le minage de cryptomonnaies. Hong Kong occupe la 3e place, avec les meilleurs scores de l’indice en matière d’adoption des infrastructures et de facteurs économiques, tandis que les États-Unis se classent 4e, tout en se distinguant comme seul pays à obtenir la note maximale de 10 en matière d’adoption par le grand public. La Suisse complète le top 5 avec d’excellents résultats dans les catégories Innovation et technologie et Facteurs économiques.
Malte se classe 6e et obtient le meilleur score de l’indice pour son environnement réglementaire ; la Thaïlande, le Royaume-Uni, Chypre et les Bahamas occupent les places restantes du top 10.
Parmi les nouveaux venus figurent les Bahamas (10e), les îles Caïmans (12e), Bahreïn (13e), l’Argentine (26e), les Maldives (31e) et le Paraguay (35e). S.E. Noor bint Ali Alkhulaif, ministre du Développement durable et directrice générale du Bahrain Economic Development Board, déclare : « Les débuts prometteurs de Bahreïn dans ce classement reflètent son positionnement global en tant que destination pour les investisseurs internationaux, et témoignent également de l’attrait des pays qui associent une fiscalité très compétitive à un environnement économique favorable. »
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Sarah Nicklin
Responsable Groupe des RP
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